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  • Publier le lundi 13 août 2018 à 03:01 - Mis a jour le lundi 13 août 2018 à 03:02

Les étirements selon Jacques Borlée

Le coach détaille la manière dont il appréhende le travail de souplesse pour ses athlètes

S’il y a bien un sujet qui fait débat au sein des pelotons, ce sont les étirements. Chaque entraîneur, voire coureur, aura un avis différent sur la question et les écoles semblent aussi nombreuses que le nombre de courses organisées chaque week-end en Belgique…

Un élément semble cependant faire l’unanimité. Les étirements, qui permettent d’augmenter ou en tout cas de ne pas diminuer l’élasticité du muscle avec le temps, doivent faire partie d’un programme d’entraînement. Les nier, comme beaucoup le font encore avec une certaine fierté, reviendrait à ne pas mettre de son côté toutes les chances pour progresser et, surtout, à augmenter le risque de blessure. Un discours qu’on peut d’ailleurs également tenir pour les exercices de renforcement musculaire. Pour Jacques Borlée, ce stretching a essentiellement pour fonction chez ses athlètes de haut niveau de diminuer la tension du corps et de laisser échapper le stress d’une journée. « C’est intéressant car ça tranquillise », complète-t-il. « C’est pourquoi, comme coach, j’essaye d’intégrer cela de façon amusante aux entraînements. »

Ni avant ni après l’effort

Oui, mais quand faire des étirements ? Chez les Borlée, ce travail de souplesse est avant tout intégré aux entraînements. Pas avant ni après. Avant, mieux vaut en effet privilégier une période douce d’échauffement en mouvement à du stretching avec, par exemple, un footing lent qui se termine par quelques lignes droites en sprintant. Il est aussi prouvé que des étirements peuvent altérer l’efficacité du muscle et il n’est donc pas conseillé d’en faire avant une compétition ou de travailler spécialement sur ce domaine au moment où l’on veut performer. Après, place avant tout à la récupération et au retour au calme. « À la fin d’une séance, nous terminons soit par quelques déboulés, soit également par un footing lent si l’entraînement fut intensif », ajoute Jacques Borlée. « Je privilégie cette approche car nous effectuons déjà un important travail sur la souplesse par ailleurs, en cours de séance, généralement après l’échauffement. »

De façon générale, il est aussi conseillé de ne pas faire des étirements directement après un effort violent mais plutôt d’attendre que l’organisme récupère quelque peu. Ce travail spécifique peut aussi, et c’est sans doute le mieux pour le coureur amateur, être programmé dans le calendrier les jours sans sortie. Dans tous les cas, il est important de toujours veiller à effectuer les exercices correctement et en faisant particulièrement attention à la position de son dos. En cas de doute, mieux vaut donc se faire conseiller.

Hugé Thibaut
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