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  • Publier le lundi 13 août 2018 à 02:50 - Mis a jour le lundi 13 août 2018 à 02:50

Profitez des conseils du team Borlée: courir sur le sable pour surprendre votre corps

L’été et les vacances sont l’occasion idéale pour tester d’autres habitudes. Toujours avec modération

Les amateurs de course à pied ne connaissent pas les vacances. Si certains profitent de la période estivale pour quelque peu lever le pied et se ressourcer tant physiquement que mentalement, un arrêt complet sur une longue période n’est pas conseillé. C’est par contre l’occasion de se tester à d’autres disciplines en fonction de votre lieu de villégiature, mais aussi, en ce qui concerne le running, de varier sa pratique et ses habitudes.

Le bord de mer est en ce sens un excellent terrain de jeu, à consommer avec modération tout de même. Avec ou sans baskets aux pieds, courir sur le sable contribue à l’indispensable travail de renforcement du corps. La nature du sol, que le sable soit sec ou humide, entraîne en effet une modification de votre foulée liée à la déformation de la surface sous la pression de vos pieds. « Cela augmente la charge de la contraction musculaire sur tout le bas du corps, analyse Jacques Borlée. C’est donc une excellente chose dans le cadre d’un travail de renforcement musculaire et il ne faut pas hésiter à s’y tester si la possibilité se présente. Il faut cependant, comme pour tout, commencer doucement et ne pas faire directement 45 minutes parce que l’on a l’habitude de courir autant habituellement sur un sol stable. Ce serait là la meilleure manière de se faire mal à la cheville, au dos ou encore d’attraper une tendinite, les tendons d’Achille, par exemple, étant particulièrement sollicités sur ce type de surface. »

La progressivité reste de mise

Une séance sur le sable sollicite aussi plus qu’à l’accoutumée vos chevilles. Cela peut d’ailleurs être comparé à un travail de proprioception que certains athlètes ont l’habitude d’effectuer à l’entraînement ou que d’autres ont dû réaliser en passant chez leur kiné après une entorse. L’instabilité du sol sollicite en effet grandement les muscles stabilisateurs de la cheville. Ce travail de stabilité va permettre au corps de mieux absorber les ondes de choc et les traumatismes liés à la course à pied, diminuant de facto le risque de blessure sur le long terme. « Il ne faut pas avoir peur d’étonner un muscle, de le surprendre, ajoute Jacques Borlée. Varier les surfaces, les exercices ne peut donc qu’être positif dans une approche globale. Cela crée un état de vigilance permanent du corps qui contribue à l’harmonisation du corps. Mais, j’insiste une nouvelle fois, cela doit être fait dans une optique de progressivité, sous peine de le payer rapidement. »

Thibaut Hugé

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