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  • Publier le jeudi 13 décembre 2018 à 04:16 - Mis a jour le jeudi 13 décembre 2018 à 04:16

La 66e SaintéLyon comme cadeau d’anniversaire

Pour la deuxième fois, Vincent Gobin a trinqué sur les 81 km d’une SaintéLyon qui a vu le jour en 1952, pour remercier sa maman.

Les années, et même les décennies, passent et la SaintéLyon ne subit pas le poids des années dans les environs de Lyon et de Saint-Étienne. Bien au contraire, puisque cette année, ce monument de la course à pied a encore réuni 6 600 coureurs sur 81 km. Comme chaque fois depuis 1952, ceux-ci, tels des pèlerins de la course à pied, même si l’épreuve a d’abord été une marche (voir ci-contre), ont relié Saint-Étienne à Lyon.

Pour ce faire, ils ont emprunté de nuit, en bonne partie à tout le moins, le parcours sillonnant les monts du Lyonnais, au départ de Saint-Étienne. Vincent Gobin, qui a lui bien vieilli d’une ride depuis la dernière édition, du Trévire Trail Club d’Étalle, faisait partie de l’énorme peloton qui s’est élancé le samedi à 23 h 30.

« Depuis l’année passée, ma petite mère m’offre cela comme cadeau d’anniversaire. Je suis logé, blanchi, nourri, sourit ce Gaumais de 48 ans. Après les congères de neige et des températures de moins quinze degrés l’année passée, j’ai eu droit à la flotte et au vent balayant les sommets. Le départ était donné par vague de 1 500 coureurs tous les quarts d’heure. Or, je ne me suis présenté sur la ligne qu’à 23 h 10 et ai dû attendre mon tour sous la pluie jusqu’à minuit et demi. »

Comme sur Paris-Roubaix où il était déjà plongé dans le grand bain, Vincent Gobin l’a encore été un peu plus douze heures durant, 11 h 59 très précisément, le temps de rallier Lyon. « Je n’étais pas là pour faire un résultat, insiste-t-il. Mais en partant dans les 1 000 derniers, je n’ai fait que dépasser. C’était frustrant. D’autant que les chemins étaient gorgés de boue. Cela me faisait penser à Paris-Roubaix en cyclisme, avec les secteurs techniques et les liaisons. »

Ce qui ne l’a pas empêché de reléguer dans son sillage des milliers de coureurs, pour finalement finir 2 400e. Jamais deux sans trois pour celui qui a bouclé deux fois l’épreuve en autant de participations, à l’inverse de 1 400 autres participants cette année. « Ma mère l’a déjà sous-entendu », conclut-il.

“À faire une fois dans sa vie”

“Autant de coureurs, c’est peut-être trop, mais cela fait partie de la SaintéLyon , convient Vincent Gobin. C’est vraiment une course mythique à faire une fois dans sa vie, comme l’UTMB. L’ambiance nocturne est extraordinaire, avec des villageois qui allument des feux pour nous réchauffer sur les sommets, ce gigantesque serpentin de lumières de coureurs…”

Un serpentin qui se limitait à quinze participants lors de la première édition de la SaintéLyon en 1952. Celle-ci était à l’époque scindée en deux étapes et une marche. Ce n’est qu’en 1971 que la randonnée est devenue une compétition de marche longue distance, sur 63 km, alternant une année sur deux le sens du parcours entre les deux villes. De 1953 à 1971, les marcheurs avaient le choix d’effectuer le parcours en une ou deux étapes et, en 1972, le parcours a été réduit à une seule étape. Enfin, il aura fallu attendre 1977 “seulement” pour que les concurrents de la SaintéLyon soient autorisés à courir.

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