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  • Publier le jeudi 8 novembre 2018 à 12:24 - Mis a jour le jeudi 8 novembre 2018 à 12:25

Les Marathon Men carolos à New York

Christian Prail et son fils Joris étaient ce dimanche au départ du mythique marathon pour la deuxième fois.

 

De tous les marathons, celui de New York est certainement l’un des plus mythiques. Et en tout cas l’un des plus populaires. Chaque année, de nombreux Belges traversent l’Atlantique pour vivre une aventure sportive et humaine qui restera à jamais gravée dans leur mémoire. Parmi les nombreux Belges sur place, on retrouvait, loin derrière le lauréat Lelisa Desisa (2h05.59) et de notre premier représentant Floren Caelen (2h22.53), les Gozéens Christian Prail (67 ans) et son fils Joris (33 ans), au départ à Staten Island pour la deuxième fois.

Traverser Brooklyn et le Queens, franchir l’East River en direction de Manhattan et terminer par une boucle autour de Central Park : ils se sont offert de nouveaux souvenirs impérissables. « Nous l’avions déjà fait ensemble en 2016 et cela restait un grand moment pour nous deux, raconte Joris. Nous l’avions couru en 4h22. L’ambiance avant, pendant et après ce marathon est extraordinaire. Deux millions de spectateurs, plus de 55.000 participants : ces chiffres donnent le tournis et suffisent à eux-mêmes pour démontrer l’importance de l’événement. Pouvoir y prendre part, c’est déjà quelque chose en soi. Nous nous étions dit que nous aimerions le refaire un jour et nous y voilà ! »

Au moment de s’élancer, Joris n’était pas très confiant. « J’ai une légère inflammation au tendon d’Achille et je ne me suis quasi pas entraîné ces dernières semaines ! De plus, sur place, je me suis chopé une gastro ! Inutile de dire que je n’abordais pas ce rendez-vous en pleine possession de mes moyens ! » L’objectif premier était donc de le terminer, ce qu’il est parvenu à faire (5h38). « En termes de chrono, c’est mon plus mauvais marathon ! Mais vu les circonstances, je suis déjà satisfait d’être parvenu à aller au bout ! »

Vu son état avant la course, ils avaient décidé de ne pas courir ensemble. « Papa a pu faire sa course de son côté et, quant à moi, j’ai pu gérer mes efforts comme je le souhaitais. »

Christian, du haut de son statut de V4, a fait son marathon dans le remarquable chrono de 4h10. « Je suis très content !, s’exclama-t-il. Du coup, ce ne sera certainement pas mon dernier ! Après tout, je ne vais avoir que 68 ans ! »

Sentiments mitigés

Ce marathon new-yorkais était déjà son 9e. « Mon premier fut celui du Loch Ness en 2012. Je l’ai couru en 3h44. C’est mon meilleur souvenir, non seulement parce que c’était le premier mais aussi pour les paysages. Je le conseille vivement ! » Ensuite il a fait celui d’Annecy et de Reims (4h50) en 2013, New York (4h22) en 2016, Ibiza (4h05) et Valence (3h52) en 2017, Marrakech (4h11) et Namur (4h10) cette année. « Il y a que celui d’Annecy dont je ne me rappelle plus du chrono, précise-t-il. Joris était avec moi lors des quatre premiers. C’est sympa d’avoir pu en faire un 5e ensemble, surtout à New York. »

Joris était toutefois partagé au niveau de ses émotions. « Ma petite performance personnelle n’enlève rien au plaisir d’avoir pu courir une nouvelle fois ce marathon spécial. Je le referai encore certainement dans quelques années ! »

Et pourquoi pas une troisième fois avec son papa ?

« Eh quoi gamin , Ça ne va pas ? »

Le premier marathon que Christian et Joris ont fait ensemble, en Écosse, était un vrai challenge pour tous les deux. « Je ne savais pas à quoi m’attendre, raconte Joris. J’étais sur la réserve pendant presque toute la course, à l’inverse de papa qui était parti devant… Mais j’ai trouvé l’énergie pour le rattraper dans une côte à 6 km de l’arrivée. Dans sa gestion de l’effort, il a vu les autres marcher et il s’est mis à faire comme eux. Je l’ai dépassé et lui ai tapoté l’épaule en lui disant : ‘Eh quoi gamin, ça ne va pas ? Un moment de faiblesse ?’ Il a rigolé et s’est remis à courir. »

Accro au challenge du Hainaut

Lorsqu’il ne fait pas de marathons, Christian Prail est sur toutes les routes du Hainaut. Il dispute en effet chaque année le challenge provincial. « Je suis vraiment accro à ce challenge. J’ai terminé 3e V4 en 2016 et je l’ai gagné l’année dernière. Cette année, je suis actuellement 3e et je vais essayer de bien prester lors des dernières manches pour, au moins, conserver cette place sur le podium. » Pas de challenge en revanche pour Joris. « Mon mariage, la maison à entretenir… J’ai moins le temps pour m’entraîner et faire des courses. »

Geoffroy Bruyr

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