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  • Publier le mercredi 7 novembre 2018 à 10:57 - Mis a jour le mercredi 7 novembre 2018 à 10:57

Poussé par 2 millions de personnes dans son rêve US

Damien Lejeune a réalisé son rêve américain à New York en participant au marathon de le plus mythique du monde

Damien Lejeune brûlait d’impatience depuis février, lorsqu’il a appris qu’il était des 10.000 heureux élus étrangers pour participer au New York City Marathon. Il a pu concrétiser son rêve américain dimanche en s’élançant sur cette épreuve mythique du World Marathon Majors , qui regroupe six marathons.

Même si, avant cela, il a encore dû prendre son mal en patience. « Le départ était fixé à 9 h 50, mais on devait prendre un bus pour rejoindre la zone de départ » , explique ce Libramontois. « Toutes les routes jusqu’à celle-ci sont fermées, pour que les bus puissent foncer à toute allure. Je devais monter dans un bus à 6 heures, mais les horaires n’étaient pas respectés. Je suis arrivé deux heures avant le départ, et j’ai dû me placer dans mon box une heure à l’avance. »

Déjà englouti dans une foule de 50.000 marathoniens, Damien Lejeune s’est ensuite engouffré dans une véritable marée de deux millions de spectateurs. « Je ne savais plus où regarder, on veut faire plaisir à tous les enfants qui tendent leurs mains et les pancartes sont toutes plus marrantes les unes que les autres » s’exclame-t-il. « Le marathon de Paris était déjà fou. Mais j’ai trouvé son maître. Il y a des gens partout, hormis dans le quartier juif, où on se demande si les gens savent qu’y a une course, et sur les ponts, interdits au public. » Cela ne l’a pas empêché de profiter des encouragements de son épouse à plusieurs reprises.

Damien Lejeune s’est finalement paré d’une médaille tant convoitée, en 3 h 16’ 23’’, en finissant 2.887e sur 52.704 finishers. « J’y suis arrivé avec une blessure au tendon d’Achille » , commente-t-il. « Jusqu’au 30e km, tout allait plus ou moins bien. Mais, ensuite, ce n’est pas le mur que j’ai pris mais une limite musculaire à l’autre jambe. Mes objectifs de temps se sont envolés. Vu ces conditions, j’ai été le premier étonné de ce classement honorable. Et, de toute façon, New York est une course où il faut venir sans objectif de record personnel. Le circuit est assez vallonné, avec des ponts très durs et balayés par le vent. »

Il n’a toutefois pas balayé l’idée de revenir en 2019.

Benoît Gueuning

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