Seuls trois athlètes belges ont déjà couru plus vite que lui sur 10 km route. En début d’année, à Valence, Clément Deflandre a encore franchi un cap en signant un chrono de 28’01, confirmant sa place parmi l’élite nationale sur la distance.
À 28 ans, le Liégeois vient d’officialiser un partenariat avec la marque Asics et lorgne désormais les Championnats d’Europe de Birmingham (10-16 août) sur 10.000 mètres cet été (minima fixés à 27’57″55).
Dans la foulée d’une dernière sortie à Schoorl (28’45), et avant de tenter d’aller officiellement casser la barre des 28 minutes début avril à Lille, nous avons fait le point avec l’athlète affilié à l’USBW.
Sa dernière sortie sur la Groet uit Schoorl Run
« Ce n’était pas le chrono espéré. Pour vous dire, c’est le temps que j’ai réalisé à Louvain à l’Euro, sur un parcours pourtant vallonné. Mais c’était difficile d’aller plus vite sur ce tracé. Il faisait froid aussi. Et je suis parti trop vite, c’est une erreur. Je suis passé au 3e km en 8’20. C’était trop ambitieux et j’étais déjà dans le dur. Je l’ai regretté par la suite. C’est comme ça… »
Sa progression linéaire
« Cela fait des années que je franchis les étapes les unes après les autres. Au début, mon objectif était de courir sous les 30 minutes. Puis sous les 29. Maintenant, je veux aller sous les 28. Dans ma tête, je l’ai fait à Valence. C’était clairement indiqué sur ma montre. Mais ce ne fut pas le cas au chrono officiel. Il va falloir que je le refasse de manière plus marquée pour que ce soit homologué.
Au fil du temps, ça devient évidemment de plus en plus difficile d’aller grapiller des secondes. Mais je ne veux pas me mettre de limites. »

Sa progression sur 10 km route
| Année | Chrono |
|---|---|
| 2018 | 30’11 |
| 2020 | 28’51 |
| 2021 | 29’32 |
| 2022 | 28’55 |
| 2023 | 29’18 |
| 2025 | 28’17 |
| 2026 | 28’01 |
Ce qui le pousse à se surpasser
« Voir que je progresse d’année en année, c’est ça qui me motive le plus. Je sais que je ne serai pas éternel. Mais tant que je progresse, j’ai envie de tout donner pour aller le plus loin possible.
C’est véritablement cette recherche de la performance qui me pousse à aller de l’avant. Après, qui je bats, peu importe. La course à pied, c’est d’abord un combat face à soi-même. Il faut pouvoir être fort mentalement.
La météo, par exemple, est difficile en Belgique pour l’instant. Mais il faut continuer à s’entraîner. Je le fais régulièrement sur tapis durant cette période de l’année. Quand je regarde ce que je parviens à faire, je peux être fier. Quatrième Belge de l’histoire sur la distance, ce n’est tout de même pas rien. »
Les Championnats d’Europe de Birmingham
« Maintenant, le but est de passer sous les 27’55 pour réaliser les minima pour les Championnats d’Europe à Birmingham, voire mieux, vu la densité belge.
Pouvoir me qualifier pour l’Euro serait une revanche par rapport à 2024, à Rome, où j’avais décroché ma place sur 3.000 mètres steeple, mais où j’avais dû renoncer sur blessure après deux kilomètres. »
Sa présence sur les réseaux sociaux
« Je n’ai jamais cherché à me créer une image ni poursuivi un but particulier. En fait, j’ai commencé parce que j’aime simplement partager avec les gens, en apportant une touche d’humour ou une certaine forme de proximité.
C’est vrai que, progressivement, Instagram est devenu un outil important pour les sportifs de haut niveau. C’est comme ça que je me définis, parce que je ne suis pas un athlète pro. Mon métier, c’est le coaching. Mais clairement, les réseaux, cela fait partie d’un tout désormais dans l’approche d’une carrière. »




