Après les trois premiers rendez-vous du Delhalle 2026, aucune prise de dossard n’avait encore été constatée pour Romain Paul. Le week-end passé, chez lui, le Brabançon wallon est allé chercher un 4e succès lors de l’épreuve de Chaumont-Gistoux. Un bon retour donc sur le challenge des courses natures.
« Après 2025 et le marathon de fin de saison, j’avais prévu de me calmer au niveau des inscriptions », nous explique le vainqueur des deux dernières éditions du Challenge Delhalle chez les messieurs. « C’était d’autant plus important que j’avais déjà une belle échéance avec le National de semi-marathon à Gand, le week-end avant Chaumont-Gistoux (1h04’32). Mais bon, c’était chez moi et j’aime l’ambiance du challenge. Je suis donc venu…«

L’ambiance ?
« Cela reste des courses sympathiques, où les gens se parlent et boivent un verre après », reprend cet ancien « sports moteurs » de formation (NdlR: avant de commencer la course à pied en 2019, Romain Paul était pilote de kart, niveau national). « Il n’y a rien à faire, je fais ce sport pour m’amuser, pour échanger, en plus d’aimer les sensations qu’il procure. Bref, j’aime le Delhalle… »
Peut-il succéder à Herbert Leyens et Antonio Guerreiro?
A force d’y venir (« J’ai débuté dessus voici 4 ou 5 ans à Erpent », se souvient-il), il a posé des jalons et gravé des repères. Il sait ainsi qu’il reviendra sur des rendez-vous comme la Descente de la Lesse (« La seule manche où je ne me suis jamais imposé ») et sur les Forges de la Forêt d’Anlier (« Quelle ambiance ! »).
Pour le reste, rien n’est encore fixé. Dans sa tête, c’était le minimum syndical, à savoir effectuer 6 courses, pour être classé. Mais lorsqu’on lui apprend qu’il pourrait être le 3e homme à réaliser le triplé en suivant après Herbert Leyens (85 à 87) et Antonio Guerreiro (90 à 92), Romain Paul songe déjà à augmenter le nombre de dossards, ce qui risque de ne pas être très facile au vu de ses objectifs 2026: à savoir un chrono sous les 62 minutes aux 20 km de Bruxelles et un autre aux alentours de 2h15 sur le marathon d’Eindhoven en automne.
Le niveau du Challenge
Tiens, puisqu’on en est à évoquer des chronos de haut-vol, que pense-t-il du niveau actuel des pelotons s’alignant sur le Delhalle ?
« Je ne sais pas vraiment répondre à cette question », fait-il. « Parfois c’est mieux, parfois c’est moins bien qu’avant. Ce qui se passe, c’est qu’il y a vraiment trop de courses organisées, avec le trail, la route… Cela se disperse au niveau des coureurs. Je peux ajouter aussi que les tout meilleurs Belges vont là où il y a un peu d’argent à gagner. Ils ne viennent que très rarement sur le Delhalle… »




