Charles Verbrugghe, 26 ans, a réussi la prouesse de passer pour la première fois sous les 30 minutes (29’57) sur un 10 km route ce dimanche lors des 10 Km de Valence. Une performance réalisée par onze autres athlètes lors de ce rendez-vous à la densité exceptionnelle.
Voici 18 mois, le Wanzois entraîné par Clément Deflandre reprenait tout juste goût à la course à pied, après avoir longtemps délaissé le sport. On a profité de cet exploit pour revenir avec lui sur son parcours, sa vision et ses ambitions.
Charles, vous avez été surpris de réussir à passer sous les 30 minutes à Valence?
« Surpris, non. Heureux, oui. C’était mon ambition. J’avais ce cap dans ma tête. J’avais couru en 30’48 dernièrement sur un 10 km à Chimay. Je suis allé par la suite au Kenya durant 3 semaines pour préparer Valence. J’avais fait les choses correctement en vue de ce rendez-vous et cet objectif. »
Vous avez parfaitement géré votre effort, avec une deuxième partie de course plus rapide que la première !
« Franchement, jusqu’au 8e kilomètre, j’étais très bien. Avec Clément, on s’était dit qu’il fallait accélérer après le 7e. Ce que j’ai pu faire. Je clôture même mon dernier kilomètre en 2’52. »

On vous avait vu débarquer tel un ovni sur les courses liégeoises (Huy Night Run puis 10 km dans le cadre du semi de Liège) en 2024…
« Oui. Avant cela, je n’avais plus fait de sport depuis mes 18 ans, où j’avais fait de la course à pied durant quelques mois. J’étais plus occupé à faire mon baptême, à sortir qu’à faire du sport. Mais depuis ma victoire à la Huy Night Run, j’ai décidé que la course à pied passerait avant tout. »
Vous vous entraînez beaucoup pour arriver à de tels résultats?
« Oui, mais je dois ménager mon volume en course à pied. Mon corps, après autant d’années sans sport, n’est pas habitué à encaisser de gros volumes, surtout à une telle allure. Je fais environ 60 kilomètres par semaine, on essaye de pousser jusqu’à 70 désormais. Mais je dois être prudent. Je fais pas mal d’endurance à vélo, environ 4 heures par semaine. Et également du renforcement et de la musculation. »
Qu’est-ce qui vous pousse à aller toujours plus loin, plus vite?
« Ce sont des efforts, des sacrifices mais je fais surtout cela pour moi et rendre fier mon entourage, mes parents. Je veux aussi montrer que c’est possible de changer à travers le sport. On a du potentiel dans la famille, je veux l’exploiter, même si ça passe évidemment par beaucoup de travail. On verra jusqu’où ça me mène. »
Justement, quelle est la suite?
« Je referai un 10 km, à Lille, en avril. Avec l’objectif de descendre à nouveau sous les 30 minutes. Je vais également faire une saison de piste. Je vais découvrir un nouveau milieu car je ne connais pas du tout cet environnement. Ca me permettra de travailler ma vitesse. »












