Florent Smets, le Belge qui brille sur le semi du Mont-Ventoux (12e): « Je ne m’y attendais pas »

Florent Smets, athlète de Thimister, a terminé 12e du semi-marathon du Mont-Ventoux le 5 juillet. 21,1 km et 1.610 mètres de D+ avalés en 1h43, sur une épreuve remportée par Julien Navarro.


Le 5 juillet dernier, le Semi-Marathon du Mont-Ventoux a réuni 1.700 coureurs pour l’une des épreuves les plus exigeantes d’Europe : 21,6 km, 1.610 mètres de dénivelé positif, des pentes pouvant grimper jusqu’à 11,5% et une arrivée à 1.912 mètres d’altitude.

Comme chaque année, de nombreux Belges avaient fait le déplacement dans une région particulièrement fréquentée par les nôtres. Parmi eux, un Belge de Thimister. Florent Smets, coureur de route dans l’âme, a signé une 12e place en 1h43’17, à 10 minutes derrière le vainqueur Julien Navarro (1h33’19), au sein d’un plateau relevé.

Nous avons eu l’occasion de revenir sur ce défi qui sort de l’ordinaire avec celui qui travaille dans la restauration et, à raison de 5 ou 6 sorties par semaine, cumule environ 70 bornes de façon hebdomadaire.

Florent, ce n’était pas votre première fois sur cette course ?

« Non, j’avais déjà tenté l’expérience en 2019, mais la course avait été arrêtée au Chalet Reynard à cause du vent. L’année passée, j’y étais retourné mais sous blessure, ça m’a d’ailleurs coûté six mois sans courir. Là, j’ai recommencé à courir fin janvier avec un objectif clair : faire vraiment une bonne course, sans me mettre trop de pression. »

C’est quoi la vraie particularité de ce semi par rapport à un semi classique ?

«En fait, c’est bien plus proche d’un marathon en termes d’effort que d’un semi sur route plate. On est tout le temps en gestion, et le dernier kilomètre à fond. Sur un semi classique, tu es au tempo. Ici, c’est impossible. Tu gères, tu gères, et tu lâches tout au bout. Mon allure sur 10.000 mètres tourne autour de 32’49, et pourtant, sur le Ventoux, même ça, ça ne veut plus dire grand-chose. »


C’est quoi le piège principal sur ce type d’effort particulier ?

« Savoir gérer son effort. Les élites présentes auraient dû me mettre 4 à 5 minutes, et pourtant j’en ai dépassé certains, parce qu’ils avaient mal géré leur course en début d’ascension. C’est ça le Ventoux : tu peux très bien partir trop fort et te faire rattraper par un autre ayant mieux géré son effort que toi. »

Vous vous attendiez à finir à cette belle 12e place sur cette épreuve à la fois très populaire et très relevée ?

« Pas du tout. Je visais 1h45 et une place vers le top 20. Mais au Chalet Reynard, au km 15, j’ai vu que j’avais encore de bonnes jambes. Le problème sur cette course, c’est qu’il est difficile d’avoir des repères en route, c’est au chalet que tu commences vraiment à savoir quel chrono tu peux viser. »

Et qu’est-ce que vous retiendrez de cette édition ?

« La façon dont j’ai réussi à relancer au Chalet. D’habitude, c’est là que les gens subissent. Moi, j’étais en pleine forme à ce moment-là. J’ai pu quitter mon groupe et accélérer. C’est ce moment-là que je retiendrai. »

Un conseil pour ceux qui voudraient se lancer un jour sur le semi du Mont-Ventoux?

« Être en gestion tout le long, et accélérer au Chalet. C’est la clé de cette course en particulier. Et sinon… c’est le genre d’épreuve qu’on veut toujours refaire. »

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Basile Claus

Passionné d’athlétisme et athlète demi-fond à l’USBW, Basile Claus contribue au projet Belgium Running qui le motive autant qu'il le passionne tout en suivant ses études en communication.