La championne de Belgique du marathon 2025 a signé un chrono de 2h50’13 ce dimanche à New York, avec une 7e place dans sa catégorie des 40-44 ans.

Un mois après avoir bouclé le marathon de Berlin en 2h47, Leentje Hellemans, championne de Belgique du marathon en 2025, a terminé le marathon de New York en 2h50’13 ce dimanche, à une allure de 4’00 par kilomètre. Un chrono qui lui permet également de prendre la 7e place de sa catégorie d’âge (40-44 ans), mais aussi de terminer troisième parmi les quelque 260 Belges engagés (NdlR : le premier d’entre eux est Mattias Van Holm, en 2h46’51).
À l’issue de cette expérience à travers Big Apple que chaque coureur rêve de vivre un jour, nous avons recueilli les impressions de Leentje Hellemans. Interview.
Leentje, que représente pour vous le fait d’avoir pu participer au marathon de New York ?
« C’était une expérience incroyable ! C’était fantastique de me retrouver sur la ligne de départ du plus grand marathon du monde. J’avais pu me qualifier grâce à mon chrono, obtenu à la suite de mon titre de championne de Belgique l’année dernière à Eindhoven. J’ai aussi eu l’honneur de prendre le départ dans le sas sub-élite. Mieux encore, j’ai pu me placer sur la troisième ligne, quelque chose que je n’aurais pratiquement pas osé imaginer avant la course. Cela a évidemment rendu l’expérience encore plus particulière ! »
« J’ai eu l’honneur de prendre le départ dans le sas sub-élite et d’être choyée comme une élite. »
Leentje Hellemans
Vous avez pu bénéficier d’un accueil particulier ?
« Oui, c’était dingue. En tant que coureurs sub-élite, nous avons été particulièrement choyés. Nous avons été conduits à Staten Island dans un transport spécialement prévu pour nous, avant d’être accueillis à l’Ocean Breeze Athletic Complex, à l’écart de la foule. Là, nous avons pu nous échauffer en toute tranquillité, aux côtés des athlètes professionnels, sur une piste couverte et profiter de toutes les installations. C’était une expérience formidable de pouvoir découvrir tout cela d’aussi près. J’en ai pleinement profité ! »

Comment s’est déroulé le marathon ?
« Le marathon en lui-même était exigeant, avec ses différents ponts et ses côtes, mais l’ambiance compensait largement les difficultés. Dans chacun des boroughs traversés, nous avons été accueillis comme de véritables célébrités. Les supporters étaient absolument partout et leur enthousiasme était extrêmement communicatif. C’était impressionnant de pouvoir vivre tout cela ! »
Vous êtes satisfaite de votre performance sur un marathon réputé difficile ?
« Le fait d’avoir finalement terminé première Belge et septième de ma catégorie d’âge rend cette aventure encore plus belle. Je suis extrêmement fière de ce résultat et de l’ensemble de cette expérience. Même après l’arrivée, nous avons bénéficié d’un accueil particulièrement soigné en tant que coureurs sub-élite, avec notamment la possibilité de profiter immédiatement d’un massage. Tout était parfaitement organisé. »
Pourquoi avoir enchaîné, en l’espace d’un mois, ces deux grands rendez-vous que sont les marathons de Berlin et de New York ?
« En fait, cette participation à Berlin s’était décidée assez inopinément, puisque je n’avais eu l’occasion de m’y inscrire que début août. Ma préparation avait donc été un peu moins optimale que prévu, même si ma condition physique de base était bonne. J’ai finalement réalisé un joli chrono de 2h47, malgré quelques arrêts en cours de course en raison de problèmes gastro-intestinaux. C’était donc également une belle performance, même si j’aurais peut-être pu faire encore mieux sans ces soucis. »
Berlin, New York… Vous ambitionnez de courir un jour tous les World Marathon Majors ?
« Oui, je dois dire que je trouverais fantastique de pouvoir découvrir ces différents marathons et leurs ambiances si particulières. Avec mon métier dans l’enseignement, il n’est pas toujours facile d’organiser tout cela sur le plan pratique, mais cela reste assurément un rêve que j’aimerais un jour réaliser ! »




