On a couru avec Karel Sabbe sur sa tentative de FKT à travers la France: « Le plus difficile? La chaleur »

Le Belge de 36 ans parcourt actuellement l’HexaTrek, un sentier de randonnée qui traverse la France du nors-est au sud-ouest, avec pour objectif de boucler les 3.034 km et 140.000 mètres de D+ en moins de 42 jours.

Karel Sabbe, au coeur de sa tentative de record sur l’HexaTrek. (© Corentin Capelle)

L’ultra-traileur belge Karel Sabbe, 36 ans, s’est élancé le lundi 20 juillet pour une tentative de record de traversée (FKT) de l’HexaTrek, ce sentier de randonnée qui traverse la France du nord-est au sud-ouest sur un parcours de 3.034 kilomètres et 140.000 mètres de dénivelé positif.

Au 13e jour de son aventure, notre vidéaste Corentin Capelle a eu l’occasion de rejoindre Karel Sabbe et ses accompagnants au cœur du Parc national des Ecrins pour partager une heure de son aventure sur les sentiers.

Un premier jour du mois d’août lors duquel il a parcouru 80 kilomètres et avalé 5.000 mètres de dénivelé. Un rythme quotidien, à peine freiné par quelques soucis gastriques avant le week-end.

Parti de Wissembourg, à la frontière allemande, l’objectif du dentiste gantois, spécialiste des ultra longues distances, est de rejoindre Hendaye, sur la côte basque après avoir traversé tous les massifs français, Vosges, Jura, Alpes, Massif central et Pyrénées. Son objectif est de faire mieux que les 42 jours du Français Thierry Danzin en 2025.

A ses côtés, sur cette aventure, ses amis qui l’accompagnent dans chacun de ses défis. « Karel commence chaque journée en solo et puis on le rejoins l’après-midi pour terminer la journée », nous glissent-ils lorsque nous les avons croisés. « On est là pour le supporter et l’aider à transporter sa nourriture et ses boissons à ce moment-là. »

On en a aussi profité pour échanger quelques mots avec Karel Sabbe.

Karel, comment se passe votre aventure jusqu’ici ?

« Ca se passe bien, même si le début a été un peu difficile. Sur ce type d’aventure, il faut toujours quelques jours avant de se mettre dans le rythme du défi. Mais maintenant, ça va. »

Quel est le plus difficile sur ce nouveau FKT, vous qui avez déjà fait la Pacific Crest Trail, l’Appalachian Trail, la Via Alpina ou encore le Te Araroa Trail à travers la Nouvelle-Zélance?

« Je dirais la chaleur, clairement. Certains jours ont été difficiles. On ne s’arrête l’après-midi, donc on doit trouver d’autres stratagèmes pour faire face à ces conditions. Comme mouiller les vêtements aussi souvent que possible. Mon équipe me donne aussi régulièrement des boissons fraîches, ça aide aussi. La technicité du terrain rend aussi évidemment certaines journées plus difficiles que d’autres. C’était le cas dans la vallée de Chamonix. »

Vous ne mettez jamais de musique dans les oreilles lors des longues journées, où vous faites jusqu’à plus de 100 kilomètres

« Quasi jamais non, sauf parfois en toute fin de journée. Mais c’est exceptionnel. »

Avatar photo
Thibaut Hugé

Thibaut Hugé est journaliste et entrepreneur, fondateur de Belgium Running. Egalement pratiquant et adapte des longs efforts d'endurance, il défend un journalisme de proximité appliqué à la course à pied, avec l’ambition de connecter, informer et inspirer la communauté running en Belgique.