L'édition 2026 de la BueRun s'apprête à faire le plein le vendredi 24 avril en soirée.

Voici les trois raisons qui font de la BueRun un OVNI dans le monde de la course à pied

L'édition 2026 de la BueRun s'apprête à faire le plein le vendredi 24 avril en soirée.
L’édition 2026 de la BueRun s’apprête à faire le plein le vendredi 24 avril en soirée. (©BueRun/Meuli)

Ce vendredi 24 avril aura lieu l’édition 2026 de la BueRun, dans le centre médiéval de Liège. 8,7 km à parcourir avec, surtout, 3 passages dans la montagne de Bueren. Soit 374 marches à avaler à trois reprises (1.122 marches exactement), en solo ou en duo.

Cette course est vraiment particulière. Un OVNI. Ou une Organisation Valeureuse Naturellement Insolite si vous préférez. Pour plein de raisons, mais essentiellement pour trois d’entre elles.

Une verticalité assumée

La plupart des courses urbaines recherchent de la performance en proposant les circuits les plus rapides possible. On prend de larges boulevards en ligne droite pour éviter des relances en surnombre, on évite ponts, buttes, trémies… Le chrono devient l’important. Beaucoup sont là pour tenter de battre un record personnel.

Ce n’est vraiment pas le cas de la BueRun. Cassant remplace roulant. On met les jambes dans le dur, chaque marche d’escalier ne pense qu’à casser des fibres appartenant à ceux qui la franchissent.

La Montagne est la vedette

En 2013, le Huffington Post citait la montagne de Bueren parmi « les escaliers les plus extrêmes du monde ». Joli coup de pub. Une volée de marches devenant la vedette d’une ville.

En fait, les coureurs sont les acteurs heureux d’une tranche de vie gonflée à l’adrénaline dont la star, la vedette, est un monument. Cette star est la clé de voûte, la colonne vertébrale, qui remplit l’affiche et autour de laquelle tout l’événement est pensé.

Le rooftop de Liège

Enfin, il y a l’esprit festif. L’arrivée, qui se jouera cette année sur le Boulevard du 12e de ligne, est sur les hauteurs de la cité ardente. L’après-course, verre à la main, sur le rooftop de la cité ardente, ça le fait.

On est en fait dans une ambiance plus proche d’un festival que d’un événement sportif. La BueRun, c’est de la musique, des motivés qui cassent le rythme, des participants souvent déguisés ou qui sont là surtout pour s’amuse .

Mais la difficulté physique y est assumée, l’effort est intense, et il y a un esprit « challenge ».

Eric Verschueren
Eric Verschueren

Eric Verschueren est journaliste expérimenté et coureur de trail. Passionné par le trail et l’ultra-trail, il met son expertise et sa pratique au service d’un traitement rigoureux de l’actualité running pour Belgium Running.