Le départ de la Diagonale des Fous est prévu ce jeudi (22 heures locales, 20h chez nous), le dernier majeur de la saison 2026 des ultras internationaux avec, cette année, un parcours un peu allongé (181 km, 10.200 D+) à travers l’île de la Réunion.

85 Belges figurent sur la liste des inscrits pour la plus longue des distances de la Diagonale des Fous, dont le départ sera donné ce jeudi 15 octobre à 22 heures (20 heures en Belgique). Parmi eux, Jérôme Vanderschaeghe (7e en 2022, 5e en 2025), Logan Perin ou encore le Namurois Julien Dejemeppe porteront nos chances de figurer haut dans le classement final après les 181 kilomètres et 10.200 mètres de dénivelé positif du parcours.
Pour Logan Perin, notamment vainqueur du Dernier Homme Debout en 2025 et du Grand Trail des Lacs & Châteaux sur 100 miles en 2026 au début de l’été, ce sera une grande découverte. S’il est néophyte sur cette course dont il rêve depuis longtemps, ce n’est pas le cas sur la distance. L’homme est bien impatient de découvrir cette épreuve légendaire de l’ultra et de montrer que sa victoire en août dernier sur le 100 miles autrichien KAT100 by UTMB était le fruit d’une progression loin d’être terminée.
Logan, vous étiez catalogué coureur de Backyard, du LDHD. Mais là, après votre succès sur le GTLC à Ovifat, vous êtes allé chercher une victoire UTMB en Autriche, avec une qualification UTMB à la clé. Comment s’est faite la transition? Comment transforme-t-on un « hamster » en vainqueur d’un 100 miles montagneux en ligne?
« En fait, je me suis construit une expérience sur plusieurs années sur des courses comme Olne Spa Olne ou les Célestes. Ensuite sur les formats 100 miles, il m’a fallu du temps pour trouver la recette (13e sur l’UTMJ il y a deux ans et 8e sur le Trail Alsace Grand Est by UTMB l’année dernière), mais on dirait que j’ai trouvé la recette qui me réussit désormais. J’espère confirmer sur la Diagonale. Le rythme est complètement différent et j’ai dû apprendre à m’alimenter différemment pour ne pas perdre de temps par rapport à la tête de course. Au LDHD, j’avais le temps de m’asseoir et de manger mon riz. Sur une course en ligne, c’est différent, il faut avancer tout le temps. Quant à l’aspect volume et intensité, il n’y a pas vraiment de différence d’entraînement, je ne me suis jamais entraîné spécifiquement pour LDHD.»
Vous ambitionnez un chrono de 29h30 sur un parcours durci. Soit quelque chose comme un top 15-top 20 final. Un objectif très ambitieux, non, pour une première?
« Je pense en être capable en jouant avec mes points forts là où c’est possible. Je me trompe rarement sur mes temps, je fais même en général mieux. Mais ici c’est un terrain complètement différent donc on verra. »

Vous êtes arrivé quand sur l’île de la Réunion?
« Je suis arrivé dimanche matin avec ma femme. On n’a pas su dormir dans l’avion, j’étais très fatigué en arrivant. Mais je récupère tout doucement. Mais du coup, je n’ai pas su aller m’aventurer dans l’île et m’acclimater comme il le faudrait. Ce sera la découverte totale. Ma femme fera mon assistance aux endroits accessibles en voiture et j’ai la chance d’avoir la team DAF qui fera mon assistance aux endroits compliqué d’accès (NdlR: un team qui fait l’assistance à certaines élites). »
Avez-vous une idée assez précise de ce qui vous attend, en termes de technicité, de climat… ?
« J’ai vu pas mal de vidéos et on m’a bien briefé avant que je fasse mes estimations de temps. Maintenant je pense que je vais quand même en prendre plein la vue. »
Allez-vous calquer votre course sur quelqu’un ou vous allez rentrer directement dans votre bulle pour un truc solo de bout en bout?
« Je vais faire ma course, surtout qu’au début c’est très roulant. Je vais sûrement mettre du rythme en début de course parce que je sais que je vais perdre du temps aux endroits plus techniques. »



