Pour sa première participation à l’UTMB, et seulement un an après avoir découvert le trail, le Sprimontois Alexandre Beckers a frappé fort. En 24h46’13”, il décroche la 99e place et termine premier Belge à Chamonix. Une performance construite avec patience et une gestion de course remarquable.

Ce n’est pas forcément le nom que l’on attendait en tête du classement belge de l’UTMB 2026. Alors que plusieurs références nationales, dont Nicolas Thomas et Dylan Dame, ont dû abandonner et que Guillaume Deneffe n’a pas connu le parcours espéré, Alexandre Beckers a tenu bon. Et même très bien. Pour sa première expérience sur les 174 km et 9.700 mètres de D+ de l’UTMB, le Sprimontois s’est offert une place dans le top 100, en 24h46’13”, au terme d’une course particulièrement maîtrisée.
« Je ne vais évidemment pas cracher sur ce statut de premier Belge dès ma première participation, même si certains gros noms devant moi ont dû renoncer. Idem pour le top 100, ça fait plaisir ! Mais je vais surtout retenir le chrono que je suis parvenu à faire, ma gestion de course et l’ambiance fantastique de cette épreuve. »
Car derrière le résultat, c’est bien la manière qui impressionne. Ancien footballeur, Beckers est d’abord passé par le triathlon et la course sur route, avec plusieurs marathons à son actif, avant de découvrir le trail en 2025.

« Je sentais l’appel du trail arriver petit à petit. Mais je ne me suis mis réellement au trail qu’en 2025. Et j’ai eu la chance d’être au tirage au sort pour l’UTMB dès ma première tentative ! »
Sans expérience préalable sur une telle distance, il avait fixé son objectif à 26 heures. Il en a finalement retiré plus d’une heure.
« Je partais sur un chrono de 26 heures. Parvenir à faire plus d’une heure de moins, c’est magnifique. J’ai adopté une gestion de course très défensive, en restant sur la retenue tout le temps. J’ai commencé à donner un peu plus dans la descente du Grand Col Ferret, avant d’envoyer après Champex, après 125 km. »
Un choix payant : dans la deuxième moitié de course, le Belge a remonté petit à petit de nombreux concurrents pour entrer in extremis dans le top 100. Une progression patiemment construite, avant de franchir la ligne à Chamonix avec encore une certaine fraîcheur sur le visage. « Mais j’étais content quand même d’arriver au bout.«




