Cinquième en 2025, le Belge entend bien encore grignoter quelques précieuses minutes par rapport aux meilleurs sur la traversée de l’île de La Réunion.

Cinquième voici un an en terminant dans la foulée de Ludovic Pommeret, Jérôme Vanderschaeghe, 36 ans, est de retour sur l’île de La Réunion pour prendre part, ce jeudi soir, à sa troisième Diagonale des Fous (180 km / 10.200 D+). Un événement qui lui a toujours réussi puisque, déjà en 2022, le Stavelotain d’origine y avait décroché la 7e place. Avant le départ depuis Saint-Pierre, sur le coup de 22 heures (20 heures en Belgique), celui qui fut le premier vainqueur belge d’une course du circuit UTMB, cet été en Italie, s’est confié à Belgium Running.
Jérôme, comment vous sentez-vous avant de vous élancer pour la troisième fois sur la Diagonale des Fous ?
« Plutôt bien. C’est la première fois que j’aborde un 100 miles de façon aussi sereine, d’ailleurs. Depuis mai, je peux m’entraîner comme je veux. J’ai pu faire toutes les séances de la manière dont je le souhaitais. Donc, tout est là pour que ça se passe bien. Je me sens même un peu plus fort que l’an dernier… »
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Cette course semble être taillée pour vous. Néanmoins, pourquoi y revenir directement après votre top 5 de l’an dernier ?
« Vous savez, je vis à la montagne (NdlR : en Suisse, dans le Val d’Anniviers). C’est dès lors compliqué de préparer un ultra en début de saison, au printemps. Ici, en venant à La Réunion, tu finis ta saison à la mi-octobre. C’est mieux que de la clôturer dès la fin août après un UTMB, par exemple. Et après ce que j’ai vécu l’an passé, j’ai bien compris qu’il fallait que je revienne. Car, malgré cette 5e place, je sais que je peux encore faire mieux au niveau du chrono. Je peux encore m’améliorer. »

Le parcours a été quelque peu adapté. Il est annoncé comme plus cassant. Ça vous inquiète ?
« Non, je suis allé le reconnaître. Tout est clair dans ma tête. Difficile de savoir si ça va être plus court ou plus long au niveau des chronos. Ça dépendra de la météo et, surtout, du soleil. Certains passages vont laisser des traces. Mais dès que c’est technique, c’est à mon avantage. C’est ce que j’aime. C’est là où je suis le meilleur. »
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L’objectif est à nouveau de viser le top 5 ?
« Le plateau est costaud. Mais c’est une bonne chose. Ça va changer la physionomie de la course, qui risque de partir très vite. Je les laisserai filer et ça risque de bien exploser par la suite. Vous savez, je m’en fiche de finir 12e si c’est pour n’être qu’à une heure de la victoire. Ce serait même mieux qu’un top 3 à trois heures de la victoire. L’an dernier, j’avais terminé à deux heures du premier, Baptiste Chassagne. Si je peux me rapprocher à 1 h 15 du premier, ce serait top. »
Ce sera quoi, une course réussie ?
« Être finisher en terminant entre une heure et une heure trente du premier. Pour le reste, mon gâteau a déjà été bien rempli cette année. Avec le chemin parcouru pour arriver jusqu’ici, ma saison est déjà une réussite. Ici, c’est la cerise sur le gâteau que je viens chercher.»




