Pourquoi faire du vélo quand on est coureur à pied ? Les 3 bienfaits de l’entrainement croisé

Que l’on soit épuisé, blessé ou simplement curieux de tester une autre méthode d’entrainement, l’entrainement croisé comporte de nombreux bienfaits, comme l’explique Théo Mahy, entraineur en course à pied et en cyclisme.

Rouler à vélo permet de découvrir d’autres sensations. (© Magnific)

Ces dernières années, bon nombre d’anciens cyclistes se sont mis à performer en course à pied. Parmi eux, Christophe Prémont, Maxime Monfort ou encore Nicolas Thomas.

Dès lors, une question demeure : quels sont les bienfaits du cyclisme sur l’entraînement d’un coureur ? En voici trois, détaillés par Théo Mahy, entraineur en course à pied et en cyclisme.

1. Récupérer sans ajouter trop de contraintes

Après une grosse charge d’entraînement accumulée en course à pied, une sortie à vélo peut permettre de récupérer activement. En tournant les jambes, la sensation de raideur peut même être atténuée.

« Le cyclisme peut se pratiquer à basse intensité en générant moins de contraintes qu’avec la course. Le but est souvent et principalement de développer les qualités d’endurance cardiorespiratoire, sans la contrainte mécanique », explique Théo Mahy.

2. Maintenir son activité en période de blessure

« Quand un coureur à pied est blessé, la pratique du vélo est une vraie plus-value. Et avoir déjà l’habitude d’en pratiquer permet de compenser rapidement une partie du volume perdu », lance d’entrée de jeu l’entraîneur. « Les séances de vélo peuvent aussi servir de tampon pour gérer la charge lors des phases d’augmentation ou de diminution de l’entraînement et devraient être directement réfléchies dans cette perspective », ajoute-t-il.

Dans ce cadre, le vélo permet surtout de maintenir une activité et une partie du volume d’entraînement pendant la période où la course à pied est limitée.

Cela ne signifie évidemment pas que le vélo est compatible avec toutes les blessures : son intégration doit dépendre de la nature de la blessure et de la phase de récupération.

3. Du plaisir dans la variation des entraînements

Au-delà de l’aspect physique, alterner course à pied et vélo peut aussi apporter davantage de diversité à l’entraînement. Changer de sport, varier les sensations et sortir de la routine permet de conserver une certaine fraîcheur mentale et, tout simplement, de prendre davantage de plaisir à s’entraîner. Pour un coureur, le vélo peut ainsi devenir un complément intéressant, sans que chaque séance doive nécessairement se dérouler en courant.

Comment l’intégrer à son entraînement?

Pour savoir comment intégrer des séances à vélo dans son planning, il n’existe pas de recette toute faite.

« Je ne conseille jamais de manière générale mais bien toujours de manière individualisée. J’évalue toujours le risque et le bénéfice pour chaque athlète », nuance Mahy. « Toutefois, selon la période de l’année, certaines séances intensives à vélo peuvent, je pense, profiter aux coureurs », précise-t-il.

Évidemment, tout dépend du type de coureur concerné. « Chez les demi-fondeurs, le vélo permet d’engranger du volume sans coûter trop cher à l’organisme, tout en conservant ses bénéfices. Les jambes restent ainsi suffisamment fraîches pour les séances de course aux allures rapides. »

Au final, comme souvent en course à pied, l’écoute de son corps et une adaptation de la charge restent les maîtres mots.

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Oscar Dopchie

Passionné de sport et pratiquant de course à pied, Oscar Dopchie s’est particulièrement tourné vers le trail récémment. Ancien cycliste de haut niveau, cet étudiant en journalisme à l'IHECS partage aujourd’hui sa passion pour l’endurance, les défis sportifs et les aventures en pleine nature à travers ses articles pour Belgium Running.