Et si Nicolas Thomas créait la surprise belge de l’UTMB 2026 ? « Un top 10 serait magnifique… »

Parti vivre en France avec sa famille alors qu’il avait 8 ans, cet ancien cycliste sélectionné en équipe nationale espoir voici quelques années a un (très) gros potentiel sur ultra en montagne.

Nicolas Thomas était monté sur le podium du Nice Cote d’Azur by UTMB pour son premier 100 miles. (© UTMB World Series)

L’an dernier, Nicolas Thomas (28 ans) a participé à son premier trail. Un 20 kilomètres. Constatant un (énorme) goût de trop peu, il a répondu favorablement au défi d’un copain lui proposant de s’aligner sur l’UT4M, soit 160 km pour 9.400 mètres de D+ avec du sérieux technique. Bilan : une cinquième place en un peu plus de 24 heures.

L’homme, joueur, s’est également inscrit sur l’Embrunman (un des Ironmzn les plus durs au monde, avec notamment le col de l’Izoard sur les 185 km, un marathon final et 3.800 de natation pour démarrer). Il termina 27e. Incroyable pour quelqu’un nageant « comme un fer à repasser… »

Mais le vrai gros morceau est arrivé plus tard, lors du 165 km du Nice Côte d’Azur by UTMB. La fleur au fusil, le natif d’Ottignies ayant vécu sa prime jeunesse du côté de Villers-la-Ville, y a claqué une très belle 3e place (sur 584 hommes). Et a donc obtenu le droit de s’inscrire sur l’UTMB 2026 en tant qu’élite, une course à laquelle il prendra évidemment part ce vendredi 28 août, comme 60 autres Belges.

Nicolas Thomas, à droite, avait pris la 3e place en 2025 sur le Nice Côte d’Azur by UTMB (© UTMB World Series)

En équipe nationale belge espoirs en cyclisme

« Je vis à Chorges, entre Gap et Embrun, en Provence Alpes Côte d’Azur », se présente ce quasi inconnu des amateurs de trail belge. « Avec mon père et mon frère, nous exploitons une société active dans le domaine de la construction. Mon premier sport a été le cyclisme. J’ai même été appelé en équipe nationale espoirs en 2019 par Rik Verbrugghe. « J’étais avec Van Wilder, Sylvain Moniquet, Brent Van Moer… J’avais été repéré suite aux résultats que je faisais en France. Par la suite, une maladie (le zona) m’a mis sur la touche pendant près de 18 mois. C’était fini. Le train était passé… Des regrets ? Oui, évidemment. Par contre, lorsque je vois tout ce qu’ils font maintenant pour être en forme, leurs stages d’altitude en février… La déception est moindre. »

Mes ambitions ? J’aimerais une course aboutie. J’aimerais être heureux le samedi vers 17h, sans blessure, après avoir connu une course rectiligne. Un top 10 serait magnifique, évidemment. »

S’auto-coachant (« Je me connais très bien »), Nicolas Thomas est un coureur qui aime le long et la montagne. Avec ses 60 kilos pour 175 centimètres, il est bien dans les bosses. Pour ne rien gâcher, il aime les descentes techniques…

« Dommage que l’UTMB soit si « roulant » », fait celui qui a été reconnaître le parcours cet été en quatre étapes. « C’est très beau, mais pas très technique. J’aime bien le parcours cela dit. Mes ambitions ? J’aimerais une course aboutie, qui rendra mes amis et suiveurs fiers. Qui me rendra fier et heureux. J’aimerais être heureux le samedi vers 17h, sans blessure, après avoir connu une course rectiligne, sans coup de mou. Si cela part super vite, je ne vais pas essayer de suivre la tête, d’autant que je serai assez loin au départ puisque j’ai un dossard un peu au-delà du chiffre 200. En termes de résultat, un top 10 serait magnifique, évidemment (NdlR : le meilleur classement réussi par un Belge jusqu’à présent est 15, par Guillaume Deneffe). Un beau résultat pourrait m’aider à poursuivre dans cette voie, si j’attire l’attention d’un team….  » 

Eric Verschueren
Eric Verschueren

Eric Verschueren est journaliste expérimenté et coureur de trail. Passionné par le trail et l’ultra-trail, il met son expertise et sa pratique au service d’un traitement rigoureux de l’actualité running pour Belgium Running.