C’est une première historique pour le trail belge. Séverine Vandermeulen va rejoindre cette année la très courte liste des athlètes belges sélectionnés pour la Barkley Marathons, l’épreuve d’ultra-endurance réputée comme la plus difficile au monde.
Après Wouter Hamelinck, Merijn Geert, Karel Sabbe et Raphaël Daco, une cinquième représentante – ou plutôt une première représentante – portera donc les couleurs belges sur les sentiers impitoyables du parc de Frozen Head, dans le Tennessee.
Âgée de 44 ans, l’ultra-traileuse liégeoise a été retenue pour l’édition 2026. L’information a été révélée ce lundi par la RTBF.
Cinq boucles, 160 km et 60 heures maximum
Créée en 1986, la Barkley Marathons propose un défi hors normes : cinq boucles d’environ 40 km, sans balisage, à parcourir en moins de 60 heures, à travers des forêts abruptes et inhospitalières. Depuis sa création, seuls 20 athlètes sont parvenus à en venir à bout : 19 hommes, dont le Belge Karel Sabbe, et une seule femme, la Britannique Jasmin Paris en 2024.
« J’ai été très surprise d’être tirée au sort dès ma deuxième année de candidature. Je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité », a confié Séverine Vandermeulen à la RTBF. « Je m’y rends sans véritable ambition de résultat, mais surtout pour découvrir cette course et comprendre pourquoi elle est si dure et si sélective. »
Une expérience en orientation comme atout
L’athlète belge sait que la navigation sera l’une des clés de l’épreuve. « C’est une course en autonomie complète, sans balisage. Il faut donc être une bonne orienteuse, ce qui est un avantage pour moi vu mon passé en course d’orientation. Ma stratégie sera d’essayer de suivre le plus longtemps possible des coureurs expérimentés qui connaissent bien le terrain. »
Déjà en 2024, Séverine Vandermeulen s’était illustrée en bouclant trois tours de la Chartreuse Terminorum, version française de la Barkley, devenant la première femme à y parvenir.




