Voici cinq ans, sur les 20 Km de Bruxelles, l’ex-finaliste des Championnats d’Europe du 1.500 mètres (Zurich, 2014) avait terminé troisième, derrière Amaury Paquet et John Heymans.

C’est une (très) belle surprise de revoir Tarik Moukrime sur la ligne de départ des 20 Km de Bruxelles 2026, qui auront lieu ce dimanche 31 mai à 10 heures.
Depuis l’arrêt de sa carrière le 15 août 2022 après les séries du 1.500 mètres de l’Euro de Munich, l’athlète de Seraing n’avait pris aucun dossard, même récréatif. On citera tout de même le 10 km du dernier marathon de Visé, couru en 32’21 et salué par une troisième place derrière Clément Deflandre et Olivier Legros.
« J’ai surtout joué au football ces dernières années », explique celui qui est papa d’un petit bout de 3 ans plein d’énergie. « J’ai commencé à coacher quelques jeunes footballeurs de différents clubs, tels le Standard, Eupen, Saint Trond et même Feyenord. Je constatais très souvent que leur technique de course n’était pas bonne. Qu’il y avait des choses à améliorer. Et que ces choses, je les avais apprises plus jeune, je les avais en moi… Au début, je ne me sentais pas légitime, je les dirigeais vers des préparateurs physiques. Puis j’ai réfléchi. J’avais de l’expérience du haut niveau et je suis dans le partage de nature. C’était parti. La pédagogie ? J’ai passé des brevets UEFA pour cela. Par après, des athlètes sont venus me demander si je pouvais m’occuper d’eux. J’ai dit ok. Aujourd’hui, j’ai un petit groupe, parmi lequel on trouve Maureen Kramer (victoire et 15e au scratch du semi de Visé début mai), qui devrait bien courir ce week-end à Bruxelles. »
L’ambition de s’occuper d’un groupe d’athlètes à Seraing Athlétisme
Moukrime, qui a obtenu un dossard « élite » grâce à Yohan Zaradzki (lui aussi présent ce dimanche, tout comme Dorian Boulvin), recourt un peu plus que ces dernières années depuis près de trois mois. Il ne retrouvera jamais son niveau d‘antan évidemment (1h01’40 sur les 20 km), mais table tout de même sur un chrono aux alentours de 1h05’, 1h06’. « Je le fais surtout pour montrer l’exemple à mes athlètes et pour les accompagner sur cette belle course », fait-il.
« J’ai toujours dit à monsieur Demelenne, le président du club et un grand monsieur, que si je revenais, ce serait chez lui »
Tarik Moukrime
Après, on verra. Le coaching restera une ligne directrice, avec un premier objectif de former un bon groupe de coureurs et de coureuses du côté de Seraing Athlétisme, son dernier club.
« J’ai toujours dit à Monsieur Demelenne, le président, un grand monsieur, que si je revenais, ce serait chez lui », termine-t-il. « J’espère former ce groupe et trouver des sponsors pour soutenir des athlètes dans leur progression… »




