Après avoir pris part aux Championnats d'Europe de course sur route à Leuven en 2025, Yohan Zaradzki va à nouveau défendre les couleurs belges, lors de l'Euro d'athlétisme cette fois.

Yohan Zaradzki accepte l’invitation de dernière minute pour l’Euro de Birmingham : « Défendre les couleurs belges est un privilège que je ne peux refuser »

Alors qu’il avait tourné la page de l’Euro d’athlétisme après des critères de sélection jugés très exigeants, le marathonien belge Yohan Zaradzki a finalement été rappelé à quelques semaines de l’échéance. Une opportunité qu’il a choisi de saisir malgré un défi loin d’être évident.

Après avoir pris part aux Championnats d'Europe de course sur route à Leuven en 2025, Yohan Zaradzki va à nouveau défendre les couleurs belges, lors de l'Euro d'athlétisme cette fois.
Après avoir pris part aux Championnats d’Europe de course sur route à Leuven en 2025, Yohan Zaradzki va à nouveau défendre les couleurs belges, lors de l’Euro d’athlétisme cette fois.

Il y a encore quelques jours, Yohan Zaradzki n’imaginait pas prendre le départ du marathon des Championnats d’Europe de Birmingham, qui se tiendra le dimanche 16 août prochain. Comme de nombreux marathoniens belges, il avait intégré le fait que les critères de sélection annoncés en début de saison étaient particulièrement élevés et que leur application serait stricte. Malgré son record signé à Copenhague au printemps avec un temps de 2h12’28, l’Euro semblait donc appartenir au passé.

La situation a pourtant évolué récemment avec plusieurs changements dans la composition de la sélection belge. Après Dorian Boulvin et Thomas De Bock, déjà retenus pour le marathon européen mais qui ont logiquement choisi de décliner cette sélection tardive, Yohan Zaradzki a reçu une proposition de dernière minute pour rejoindre l’équipe nationale. Une décision qu’il a rapidement dû prendre : le rendez-vous de Birmingham était alors prévu moins de trois semaines plus tard.

« Il y a encore quelques jours, je n’imaginais absolument pas un tel rebondissement », explique le marathonien belge. « En début de saison, les critères de sélection annoncés pour les Championnats d’Europe 2026 étaient particulièrement élevés et il nous avait été indiqué qu’ils seraient appliqués strictement. Comme beaucoup d’autres marathoniens belges, j’avais donc naturellement tourné la page sur cet événement. »

Le défi est forcément particulier. Un marathon ne se prépare pas en quelques jours et une échéance internationale demande habituellement plusieurs mois de construction. Mais Zaradzki, tout comme Victoria Warpy dans la même situation du côté féminin, estime que le contexte sportif lui permettait d’accepter cette opportunité.

« Après mon marathon du printemps, toute ma préparation a été orientée vers celui d’automne, avec un semi-marathon comme étape intermédiaire à la fin du mois d’août. Puis, il y a quelques jours, j’ai reçu un appel me demandant si je pouvais être prêt à courir un marathon dans moins de trois semaines », raconte-t-il sur ses réseaux. « Évidemment, un marathon ne s’improvise pas en si peu de temps. Mais je suis en pleine préparation depuis deux mois, ma forme est excellente et, avec mon entraîneur, nous avons estimé que cette opportunité méritait d’être saisie. »

Le choix de Zaradzki est aussi guidé par la dimension collective de la sélection. Militaire de profession, il accorde une importance particulière au fait de représenter la Belgique au plus haut niveau.

« Pour moi, en tant que militaire, défendre nos couleurs est un privilège qui ne se refuse pas. Après l’expérience incroyable des Championnats d’Europe à Louvain en 2025, je n’ai pas hésité une seule seconde », souligne-t-il encore.

Une préparation différente et ultra courte

Le Belge sait toutefois que cette situation particulière n’était pas forcément compatible avec les projets de tous les athlètes contactés. Certains marathoniens n’ont pas pu répondre favorablement à une sélection aussi tardive, leur saison étant déjà entièrement planifiée.

« J’ai également une pensée pour les athlètes qui n’ont pas pu accepter cette sélection de dernière minute. Une préparation marathon se construit sur plusieurs mois et il n’est pas toujours possible de modifier ses objectifs au dernier moment. Je suis de tout cœur avec eux et leur souhaite le meilleur pour leurs prochains objectifs », tient-il à préciser.

À Birmingham, Yohan Zaradzki abordera donc ce marathon avec une préparation différente d’une échéance classique, mais avec une motivation intacte. « Ma préparation sera forcément un peu différente d’un marathon classique, avec un peu moins de travail spécifique marathon, mais une excellente base, des allures plus rapides, beaucoup de confiance… et surtout une immense motivation. »

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Thibaut Hugé

Thibaut Hugé est journaliste et entrepreneur, fondateur de Belgium Running. Egalement pratiquant et adapte des longs efforts d'endurance, il défend un journalisme de proximité appliqué à la course à pied, avec l’ambition de connecter, informer et inspirer la communauté running en Belgique.