Pascal Leté parcourt 680 km à vélo pour rejoindre Chamonix et participer à l’OCC

680 km et 9.300 m de D+ en six jours pour rallier Chamonix : le médecin retraité belge fait de son voyage un manifeste. « J’ai prescrit le sport pendant 42 ans. Aujourd’hui, je montre l’exemple. »

Pascal Leté à son arrivée à Chamonix – © Belgium Running

Il aurait pu prendre la voiture, ou le train. Pascal Leté a choisi le vélo. Pour la deuxième année consécutive, ce Belge de 68 ans a rejoint Chamonix par ses propres moyens, à la seule force des jambes, avant de s’aligner sur l’un des départs de la semaine UTMB. L’an dernier, c’était pour l’UTMB. Cette année, ce sera la CCC — 101 km et 6.050 m de D+ entre Courmayeur et Chamonix — dont le départ est donné ce vendredi 28 août depuis l’Italie.

Six jours, la France en travers

Le trajet, il le raconte sans emphase : 680 kilomètres, 9.300 mètres de dénivelé positif, six jours de selle à traverser la France. « J’ai découvert des coins que je ne connaissais pas et qui sont magnifiques, et ça, c’est l’avantage du vélo », explique-t-il. Rouler plutôt que d’être transporté, c’est aussi accepter la lenteur — et y trouver son compte. L’an passé, l’expérience l’avait tellement séduit, entre les paysages et les rencontres, qu’il a remis ça sans hésiter.

La retraite, un an et demi maintenant, lui en a donné le temps. Ce temps, justement, il en fait un argument central : prendre le temps de rouler, le temps des rencontres, le temps de vivre.

Quarante-deux ans d’ordonnances, et un exemple

Pascal Leté a exercé quarante-deux ans comme médecin généraliste. Pendant toutes ces années, il a prescrit du sport et de l’activité physique à ses patients, convaincu de leur rôle pour la santé du corps. Aujourd’hui, il ne rédige plus d’ordonnances — mais il applique à lui-même ce qu’il a toujours conseillé. « En quelque sorte, je mets en pratique tout ce que j’ai toujours dit, je montre l’exemple. »

Le raisonnement dépasse la seule santé. Rallier Chamonix à vélo, c’est aussi voyager sans carburant et sans émettre de CO2. Et pour lui, c’est une preuve autant qu’un plaisir : si nos modes de vie doivent évoluer, le déplacement doux est faisable, à condition d’y aller progressivement. Un message qu’il assume et qu’il adresse à tout le monde.

Pascal Leté à son arrivée à Chamonix – © Belgium Running

Rendez-vous vendredi

Reste la course. « J’ai hâte de courir vendredi, une très belle course », glisse-t-il, impatient de découvrir pour la première fois le tracé de la CCC après avoir bouclé l’UTMB l’an dernier.

Et le retour ? À vélo, forcément

Car l’aventure ne s’arrêtera pas à la ligne d’arrivée. Une fois la CCC bouclée, Pascal Leté reprendra la route comme il est venu : à vélo. Cohérent jusqu’au bout, il refera le chemin en sens inverse, sans carburant ni CO2 — la boucle d’un voyage où le déplacement compte autant que la course. À 68 ans, six jours de vélo dans les jambes et autant au retour, Pascal Leté n’a pas fini de montrer l’exemple.

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Simon Fusillier

Passionné de technologies et de course à pied, je travaille avec Belgium Running sur le terrain, en vidéo comme à l’écrit. J’aime découvrir, tester et analyser le matériel running, tout en racontant l’actualité du sport. Trailer, je passe beaucoup de temps sur les sentiers et j’adore être en montagne, mon terrain de jeu favori.