Dans la foulée de son podium sur la Diagonale des Fous, Jérôme Vanderschaerghe a débriefé sa course avec Belgium Running et évoqué sa saison 2027 qui ne passera plus par l’île de La Réunion.

Après son exploit XXL sous la forme d’une 3e place sur la Diagonale des Fous à La Réunion (3e), le Stavelotain Jérôme Vanderschaeghe s’est offert une nuit de repos de deux heures (« c’est toujours comme ça avec moi après un ultra »), la suivante plus réparatrice (« six heures »), un podcast pour un site internet running et quelques pas de danse sur le grand podium de fin sifflée pour cette 34e édition.
Avant de rentrer en Belgique où il passera quelques jours avec femme et enfants (puis cap sur leur maison, en Suisse), il a eu le temps de débriefer sa course avec Belgium Running et de se projeter sur 2027.
Mental: Jérôme et ses « mantras »
Lors de la première partie d’une course longue de 180 km et 10.200 mètres de dénivelé positif, les termes «bonne gestion» et «prudence au départ» sont revenus souvent dans la conversation. Jérôme Vanderschaerghe, qui a réalisé lors de cette course le meilleur score Betrail de l’histoire (96,64), a mis en évidence le bon plan de bataille dressé avec son coach, Adrien Séguret, par ailleurs entraîneur de l’équipe de France de trail.
« Je pense qu’il doit être content car il entraîne également le deuxième de cette Diagonale », rigole Jérôme.
Puis il a expliqué un peu plus avant les choses mises en place avec son coach mental.
« Nous avons découpé la course en sept parties, chacune avec ses spécificités et chacune avec des mots-clés que je me répétais », explique celui qui, au début de l’été, fut le premier homme belge à s’imposer sur un 100 miles by UTMB. «En gros, j’avais un état d’esprit différent à chacune de ces sept étapes. Le début, c’était par exemple « confiance » et « humilité ». Se les répéter vous fait penser à ne pas partir comme un fou et à ne pas craindre de voir les écarts se creuser. J’ai eu aussi « prudence », « harmonie », « engagement », « obsession de la trajectoire optimale »… Franchement, c’est un plus pour moi. »
Tout cela, mantras de tout ultra-traileur qui ne veut rien négliger, a superbement marché. Les planètes physique et mental étaient parfaitement alignées, permettant une course accomplie qui sera précieuse dans les discussions de fin d’année avec son équipementier Asics. « Cela a toujours été clair que j’aimerais avoir un contrat pro chez eux… »
Entre TDS et UTMB fin août
La suite ? Repos, reprise, planification 2027. Rien n’est encore coulé dans la fonte à ce propos, mais il y a déjà deux lignes directrices : « Je vais participer à mon troisième tirage au sort pour la Hardrock, en croisant une nouvelle fois les doigts », termine-t-il. « Et en août, je retournerai à Chamonix, soit pour la TDS, soit pour l’UTMB. »
Quant à la Diagonale des Fous, après y avoir participé en 2022, 2025 et 2026, il a clairement indiqué dès après la ligne d’arrivée qu’il n’y reviendrait pas en 2027.




