La Namuroise Valentine Mathy, qualifiée pour l’Euro off-road en Slovénie, brille à la fois sur la route et les sentiers.

Dimanche dernier, la traditionnelle Montée du Grand ballon (Alsace) servait d’épreuve de sélection en vue du volet « Montagne uphill » des prochains championnats d’Europe d’off road (Ljubljana-Kamnik, Slovénie, du 5 au 7 juin prochain).
A cette occasion, Valentine Mathy, première dame et 23e au scratch, s’était imposée, décrochant du même coup un ticket qualificatif. Pour la Namuroise de 32 ans, il s’agissait-là d’une 3e sélection nationale, après celles conquises sur marathon en 2025 et en «montagne up and down » quelques jours plus tôt en 2026.
Questions toute naturelles : comment s’entraîne-t-on sur le long route et sur du trail cassant et exigeant ? Est-ce compatible ?
« J’aime les deux et je n’aime pas choisir », fuse dans un sourire la réponse. « A mon sens, les deux disciplines se complètent bien. Le trail m’amène de la puissance, la route de la vitesse. Cela dit, il a quand même fallu qu’avec mon entraîneur, (Pierre Vancolen) nous nous adaptions. J’ai donc introduit des sorties vallonnées dans mon planning, des sprints en côte, des sorties « trail » longues le week-end avec mon compagnon Nicolas Bucci (en ordre utile pour être lui aussi dans la sélection pour la Slovénie)… Là-dessus, Pierre m’a poussée à participer à quelques trails ces derniers mois… »
« Je n’ai jamais fait de gainage, ni de musculation »‘
Par contre, étonnant, Valentine Mathy, qui borne aux alentours des 160 kilomètres chaque semaine (avec +/- 1.800 m D+), ne fait ni musculation, ni gainage. « Je devrais, mais je trouve chaque fois une excuse pour repousser mes premiers pas dans ce domaine », confesse la Namuroise.
La suite ? De l’entraînement pour être en forme à ces championnats, qui figureront logiquement son objectif de début de saison.
« Je ne négligerai pas la route et les entraînements de vitesse pour autant », reprend-elle. « Comme le dit mon entraîneur, je ne dois pas devenir une chèvre de montagne. Au niveau compétition, j’hésite encore pour l’après-Slovénie. Peut-être Sierre-Zinal, que j’aime bien, et où j’avais terminé 1re Belge l’an passé. J’aimerais également avoir un marathon fin d’année, histoire de passer sous les 2h30 (record à 2h34’58). Je pense aussi au National de trail, sur le GTLC version hiver. Pas facile à combiner tout ça au niveau des calendriers, surtout que mon compagnon et moi essayons d’être quelques fois « raccord » en termes de choix de courses… »




