La Barkley Marathons a, une nouvelle fois, tenu sa réputation. Comme en 2025, l’édition 2026 s’est conclue sans le moindre finisher. Aucun des 40 athlètes au départ n’est parvenu à compléter les cinq boucles de ce parcours hors norme — 160 kilomètres et près de 20.000 mètres de dénivelé positif — tracé au cœur du Frozen Head State Park. Plus marquant encore : aucun concurrent n’a réussi à franchir les trois premiers tours dans le temps imparti de 36 heures, condition indispensable pour poursuivre l’aventure.
Parmi les 40 élus de cette édition exceptionnellement avancée en février afin de durcir encore les conditions, la Liégeoise Séverine Vandermeulen. Elle est devenue la première femme belge à prendre le départ de cette course mythique, imaginée par l’insaisissable Lazarus Lake. Une expérience extrême, tant physique que mentale, où l’orientation, la résistance au sommeil et la capacité à encaisser l’inconnu priment autant que la performance pure.
Avant elle, cinq Belges avaient déjà été invités à défier la Barkley : Wouter Hamelinck, Merijn Geert, Thomas Van Woensel, Raphaël Daco et surtout Karel Sabbe, devenu en 2023 l’un des très rares finishers de l’épreuve. Depuis la création de la course en 1986, seuls 20 athlètes ont réussi à en venir à bout : 19 hommes et une seule femme, la Britannique Jasmin Paris, victorieuse en 2024.
Cette édition 2026 comptait également la présence remarquée du Français Mathieu Blanchard, contraint à l’abandon au cours de la troisième boucle. Seul Sébastien Raichon est parvenu à compléter trois tours, la fameuse “Fun Run”, mais en 38 heures, hors délai pour repartir.




