Le Belge du Team New Balance avait terminé 2e à Chamonix voici un an. A la veille du départ, il affirme détenir « la forme de sa vie ».

Sa deuxième place sur le Marathon du Mont-Blanc 2025 l’avait définitivement révélé aux yeux du grand public amateur de trail. Un an plus tard, le Belge Raoul Raus, 24 ans, est de retour à Chamonix pour se mêler à la lutte pour les premières places dans un événement à la densité incroyable et réunissant les meilleurs athlètes mondiaux de la discipline.
L’athlète du Team New Balance affirme être débarrassé de ses tracas physiques qui ont quelque peu terni son printemps et être au meilleur de sa forme avant son gros objectif du début de saison.
Facilement reconnaissable avec son look atypique en course (« Ca fait quelques années que j’ai les cheveux longs. Le bandeau, c’est pratique. Ce ne me va pas les cheveux attachés », Raoul Raus, qui vit dans les Pyrénées la plupart de l’année, dispose déjà d’un gros capital sympathie à Chamonix
A quelques heures du départ du Marathon du Mont-Blanc 2026 qui sera donné dimanche à 7h15 sur la place du Triangle de l’Amitié, nous avons échangé avec lui sur la terrasse des Aiglons, hôtel qui accueille son sponsor principal tout au long du week-end du marathon du Mont-Blanc.
Entretien.
Après votre deuxième place en 2025, quelle sera une course réussie ce dimanche ?
« Mes attentes sont toujours plus élevées que celles des autres. Mais au fond, mon objectif est toujours de faire une course pleine, de courir à 100 % de mes capacités et, à partir de là, c’est le plus souvent réussi. Après c’est très difficile d’annoncer une ambition en termes de place parce qu’il y a 10 mecs qui peuvent jouer la victoire, même s’il y en a un (NdlR: Rémi Bonnet selon lui) qui est peut-être un peu au-dessus. Je dois me focaliser sur ce que je peux contrôler, soit moi. »
« Je tiens ma meilleure forme de l’année, voire de toujours car j’ai normalement progressé depuis ma 2e place à Chamonix voici un an.«
Quel est votre état de forme après un printemps quelque peu contrarié par des pépins physiques, qui vous ont obligé à faire l’impasse sur Zegama et les Championnats d’Europe?
« Globalement, la forme est bonne. Je suis rétabli et je me sens prêt, bien reposé. Je n’ai plus de gênes, tout est ok à ce niveau là. Je pense que je suis capable de faire mieux que l’an dernier au niveau du chrono, même si ça dépend toujours de la météo. Comme j’ai dû faire l’impasse sur les Zegama et les Euro; je suis d’autant plus motivé pour ce rendez-vous. »

Après ce résultat l’an dernier, vous sentez une attente plus forte sur vos épaules?
« Sans doute, oui. Mais ce n’est pas une souci. La pression la plus forte, c’est moi qui me la mets, car c’est mon objectif de cette première partie d’année. Je vais performer à 100% de mes capacités, tout simplement. Mais c’est une pression positive. Je m’attends juste à batailler très fort avec la concurrence mais quand c’est ton objectif principal et qu’on se donne à fond mentalement, ça doit bien se passer. Je tiens ma meilleure forme de l’année, voire de toujours car j’ai normalement progressé depuis un an. On verra. »




