L’édition 2026 du Gran Trail Courmayeur se tiendra du 10 au 12 juillet, avec des distances entre 30 et 100 kilomètres.
Il y a un versant du Mont-Blanc qui parle italien. Là où le café devient ristretto, où le dénivelé se dit dislivello, et où les sentiers grimpent au fond de la Vallée d’Aoste. C’est à Courmayeur, à 1.224 mètres d’altitude, que se court chaque été le Gran Trail qui porte le nom de la station.
Pour le traileur belge qui rêve de haute montagne, le GTC n’est pas qu’une course de plus au calendrier. C’est une immersion — et cette immersion se vit en italien, du départ jusqu’à l’assiette de pâtes qui suit l’arrivée.

Une fête de trois jours au pied du géant
Le Gran Trail Courmayeur, c’est d’abord le Mont Blanc Trail Fest, qui se tiendra du 10 au 12 juillet 2026 à Courmayeur, dans la Vallée d’Aoste. Tout le monde part et arrive sur la Piazza Abbé Henry, au cœur historique de la station.
- GTC30 — environ 30 km et 2 000 m de dénivelé positif, départ le samedi à 9h, temps limite de 8 heures. La porte d’entrée, dans le splendide Val Ferret, entre les refuges Bertone et Bonatti.
- GTC55 — environ 55 km et 3 500 m de D+, départ le samedi à 7h, temps limite de 18 heures, principalement dans le Val Veny.
- GTC100 — une centaine de kilomètres reliant Courmayeur, Pré-Saint-Didier et La Thuile, à travers le Val Veny et le Val Ferret, avec un temps maximal de 33 heures.
Une note d’honnêteté sur le D+ du 100 km : les chiffres varient selon les sources. Les canaux officiels annoncent désormais autour de 7.900 m de dénivelé, là où d’autres reprennent encore 7 400 m, et la trace GPS officielle culmine même près de 8 100 m de montée sur 102 km réels. Peu importe la valeur exacte : c’est colossal.

Ce que ça fait, vraiment, de courir là-bas
C’est là que l’expérience italienne prend tout son sens. Le GTC, c’est de la montagne à l’état brut, intime, exigeante.
Tout commence souvent de nuit. Sur le 100 km, le départ tardif garantit que même les meilleurs courront dans l’obscurité, lampe frontale vissée sur le front, à attaquer les premières sections techniques vers La Thuile. Et techniques, elles le sont vraiment : des passages exposés, des portions équipées de chaînes dans la roche, où la moindre baisse de concentration se paie cash. L’organisation ne s’en cache pas : terrain très technique, écarts d’altitude importants, sections exposées et possibilité de névés.
Puis vient le lever de soleil. Le Monte Bianco qui s’embrase au petit matin, dominant les vallées depuis le nord, avec les glaciers suspendus tout autour — splendides, et pourtant en recul visible d’année en année. Ce sont ces images que ramènent invariablement les coureurs qui ont fait le voyage.
Et puis il y a l’ambiance, singulière. Les courses italiennes sont plus silencieuses, plus introspectives : on y parle moins, on se concentre davantage, mélange de culture locale et de pure nécessité face à l’exigence du terrain. Mais cette réserve cache une vraie chaleur — un mot échangé sur une montée, un compagnon de route trouvé pour les heures sombres, et cette arrivée au Parco del Bollino, cœur battant du village, où la fête bat son plein quand on franchit la ligne.

Le terrain de jeu des géants
Le GTC ne sort pas de nulle part. Héritier direct du Gran Trail Valdigne né en 2007, il fut la première course de haute montagne de plus de 80 km entièrement tracée sur territoire italien. Aujourd’hui, il est organisé par VDA Trailers, l’équipe qui orchestre aussi le mythique Tor des Géants de 330 km.
Et c’est le détail qui change tout pour un ambitieux : en 2027, 100 dossards seront réservés aux finishers du GTC100 2026, qui pourront s’inscrire au Tor des Géants 2027 sans passer par le tirage au sort. Boucler le GTC100, c’est s’ouvrir une voie royale vers l’un des ultras les plus convoités de la planète.
Le tracé du 100 km épouse d’ailleurs en partie celui du Tor, et offre des séquences inoubliables : les crêtes du Mont Fortin face au massif, la base de vie unique au Pavillon de Skyway — accessible au prix d’une montée de 800 mètres à une pente moyenne proche de 30 % — puis les cols sauvages autour du Malatrà avant la longue descente finale vers Courmayeur.
Les Belges sur la ligne de départ
Des traileurs belges seront bien présents sur l’édition 2026, sur les trois formats. Le suivi en direct (classements, webcams sur le Lago Combal, Maison Vieille et Skyway) sera assuré via la plateforme officielle TORX eXperience Live.




