Pour la deuxième année consécutive, Manon Mahy prendra le départ du 1.000 mètres lors de l’Allianz Youth Mémorial Van Damme. Onzième l’année dernière, la Couvinoise de 16 ans tentera cette fois d’accrocher un podium, à moins de quatre semaines des Championnats du monde de cyclisme sur route Juniores, qu’elle disputera à Montréal.

Manon Mahy prendra le départ du 1.000 mètres en avant-programme du Mémorial Van Damme ce vendredi soir, sur le coup de 18h30.
Une occasion unique pour les jeunes athlètes de se produire au stade Roi Baudouin, quelques heures avant leurs idoles nationales et internationales. Une opportunité de s’illustrer que ne compte pas laisser passer Manon Mahy.
« L’année passée, j’étais surtout là pour découvrir et profiter du moment. Cette année, je sais un peu plus à quoi m’attendre et je vais pouvoir viser un bon résultat. C’est difficile de se projeter sur une place en particulier parce que j’ai fait pas mal de vélos ces derniers temps, mais je pars avec, je pense, à peu près le troisième chrono. »
Elle ira aux Mondiaux juniors de cyclisme au Canada
C’est lors d’un stage de préparation à La Gleize avec l’équipe nationale de cyclisme que la jeune athlète inscrite à l’Athlétic Club Couvinois a vu sa préparation sur piste être complètement chamboulée par une sélection surprise. À la suite de ses bons résultats acquis cette saison, Kim De Baat, sélectionneuse nationale Juniores, lui a appris de vive voix sa sélection pour les Championnats du monde cycliste au Canada et les Championnats d’Europe en Slovénie, qui se dérouleront dans la foulée. « Quand on m’a annoncé ça, j’ai halluciné. C’était vraiment incroyable. C’est vraiment une chose à laquelle il y a quelques mois encore, je n’aurais jamais cru », confie-t-elle.
Un plan-carrière guidé par la performance
Bien qu’aujourd’hui ce soit le cyclisme sur route qui domine son programme sportif, cela était loin d’être une évidence, il y a quelques années. Comme beaucoup de jeunes adolescents, c’est le confinement qui fut à l’origine de ses débuts sportifs. En se mettant à courir pour le simple plaisir de prendre l’air, la jeune pépite a rapidement pris goût à la performance. Elle fit d’abord ses classes en triathlon, mais sa nage lui faisait défaut. Elle découvrit alors le duathlon, où elle s’installa dans le haut des classements, avant de se lancer dans le cross. Alors que la victoire lui tendait les bras lors de sa première apparition au Cross des Grottes de Neptune à Couvin, elle dut se contenter de la deuxième place. Cette performance la motiva à se lancer dans l’athlétisme, et plus particulièrement sur le 800 et le 1.500 mètres.

« La saison passée, mon frère faisait du vélo avec moi et il m’a conseillé de me tester avec l’équipe Minimax. J’ai été faire une sortie avec eux, et ça s’est très bien passé. Alors, j’ai pris une licence aussi. J’ai donc commencé à faire quelques courses, en parallèle à l’athlétisme », explique-t-elle.
Combiner deux sports à haut niveau, un défi XXL
« Pour mon programme d’entrainements, c’est mon grand frère Théo qui gère ça. On discute souvent à propos des objectifs que je me mets. C’est sûr que ça prend beaucoup de temps, mais bon, c’est ce que j’aime. Je n’ai pas envie de sacrifier l’un de mes deux sports. Et puis, ça fonctionne bien, alors pourquoi changer ? », s’interroge-t-elle pour conclure.




