VMA et course à pied : qu’est-ce que c’est vraiment et comment la mesurer ?

Souvent utilisée pour calibrer les entraînements, la vitesse maximale aérobie permet d’évaluer les capacités du coureur à un instant donné. Mais que mesure-t-elle réellement, comment obtient-on cette valeur et à quoi peut-elle servir ?

Un test VMA ouvert à toutes et tous a été proposé fin septembre à Andenne, par TraKKs et Brooks.

Récemment, plusieurs coureurs ont été invité, à l’initiative de TraKKs et Brooks, à participer à un test VMA sur la piste d’Andenne. L’occasion de se demander ce qui se cache derrière cet acronyme que chaque amateur de course à pied a déjà entendu au moins une fois.

Qu’est-ce que c’est ?

La VMA, pour vitesse maximale aérobie, correspond en fait à la vitesse à laquelle le coureur atteint sa consommation maximale d’oxygène, ou VO₂max. Dans les faits, elle ne peut être maintenue que pendant quelques minutes, avec une durée qui varie notamment selon les caractéristiques et le niveau du coureur. « C’est un peu une photo de la forme actuelle de l’athlète », explique Freddy Loncar, gérant de TraKKs Liège qui a encadré ce test.

La VMA est notamment intéressante parce qu’elle permet ensuite de personnaliser les allures d’entraînement. Celles-ci peuvent être exprimées en pourcentage de la VMA de chaque coureur, en fonction de l’objectif recherché.

Comment se déroule un test VMA ?

Il existe plusieurs protocoles pour déterminer la VMA. Celui présenté lors de l’après-midi de tests organisée à Andenne avec TraKKs et Brooks s’appelle le test de Luc Léger et repose sur une course progressive sur piste. Le principe : la vitesse augmente progressivement jusqu’à ce que le coureur ne soit plus capable de suivre le rythme imposé.

Le test à Andenne débutait à 6 km/h, avant une augmentation de 1 km/h toutes les deux minutes.

Des repères sont installés tous les 50 mètres. À chaque signal, le coureur devait se trouver dans la zone matérialisée par les cônes. S’il manquait cette zone à deux reprises consécutives, le test prennait fin.

Mais plutôt que de simplement vous expliquer le protocole, nous l’avons suivi en images. Freddy Loncar détaille les différentes étapes du test dans la vidéo ci-dessous.

Le résultat permet alors d’obtenir une vitesse de référence en km/h. Dans l’exemple présenté lors du test, un coureur a ainsi obtenu une VMA de 20,2 km/h.

À quoi sert cette donnée ?

À l’issue du test, le coureur repart avec une valeur qui peut être utilisée pour calibrer ses entraînements. « Cette valeur va lui servir d’indicateur et il va pouvoir l’intégrer lui-même dans ses plans d’entraînement ou la soumettre à un coach », explique Damien Riga, organisateur du Challenge Hesbignon également présent à Andenne pour encadrer cette session.

A partir de là, un entraîneur peut ensuite définir différentes séances à partir d’un pourcentage de cette VMA, en fonction de l’objectif recherché.

Par exemple, pour une VMA de 16 km/h, une allure correspondant à 90 % de celle-ci serait de 14,4 km/h, soit environ 4’10/km. La donnée devient ainsi directement exploitable dans la préparation.

La VMA reste toutefois un indicateur parmi d’autres. Elle donne une photographie des capacités du coureur au moment du test, mais ne résume pas à elle seule son niveau ou ses performances sur une distance donnée. L’endurance, l’économie de course ou la capacité à maintenir une allure élevée jouent également un rôle.

Son intérêt est donc avant tout de disposer d’une référence individualisée pour mieux calibrer son entraînement et suivre son évolution au fil du temps.

<<< Tous nos conseils running >>>

Avatar photo
Thibaut Hugé

Thibaut Hugé est journaliste et entrepreneur, fondateur de Belgium Running. Egalement pratiquant et adapte des longs efforts d'endurance, il défend un journalisme de proximité appliqué à la course à pied, avec l’ambition de connecter, informer et inspirer la communauté running en Belgique.